Votre ado joue trop ? Ne vous inquiétez pas !

Le mercredi 21 mars

A l’invitation de la Mission jeunesse de la Ville, le psychologue Michaël Stora, fondateur de l’Observatoire des mondes numériques, est venu à la rencontre des parents d’élèves.

Ouf, les voilà rassurés ! Mercredi 21 mars, à la Maison Jacques-Brel, ce sont des parents curieux qui assistaient à la première conférence “Ecran total”, organisée par la Mission jeunesse de la Ville de Villiers-le-Bel. Inquiets, pour certains, face à la consommation d’écrans de leurs adolescents. Semblant accrocs aux jeux vidéo ou aux réseaux sociaux, certains ados ont tendance à ne plus décrocher. Alors, que faire ?
Pour Michaël Stora, cofondateur de l’Observatoire des mondes numériques en Sciences humaines, il n’y a… pas grand-chose à faire.

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Et finalement, pas tant lieu de s’inquiéter que ça. «Le jeu fait du bien. Même un jeu vidéo violent est une expérience saine. Il permet d’explorer une dimension agressive qu’on a, en chacun d’entre nous, a expliqué le psychologue devant un public de parents d’élèves et d’adolescents. Le fait de jouer avec cette violence est intéressant. Un autre élément est intéressant dans les jeux vidéos : c’est en perdant qu’on apprend à gagner. En perdant qu’on progresse.» Il n’y a finalement que peu d’adolescent réellement “addicts” aux jeux vidéo. Pour les parents, il faut s’inquiéter si l’adolescent n’a pas d’amis, pas de relations extérieures, y compris dans le cadre de son jeu (guilde, etc.).

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Le psychologue s’est montré plus critique vis à vis des réseaux sociaux. Selon lui, «ils sont incroyablement superficiels. Des études psychologiques montrent que Facebook a tendance à faire déprimer les personnes qui passent trop de temps dessus  ! C’est un monde très anxiogène, car tout le monde y montre ses meilleurs côtés. Si on est différent, si on ne correspond pas à ce moule, on est rejeté.» Contrairement aux jeux vidéo, les réseaux sociaux ne valorisent donc pas l’adolescent.
Au cours de l’intéressant débat qui a suivi cette conférence, les parents ont finalement saisi qu’il est normal que l’adolescent se rebelle et passe du temps sur son téléphone portable. Celui-ci est une extension, logique, dans une “crise d’adolescence 2.0”. D’ailleurs, les parents eux-mêmes passent beaucoup de temps sur leur smartphone. Mais il ne faut pas hésiter à leur demander de partager leurs “trouvailles” sur Youtube ou les réseaux sociaux. Bien au contraire : «le nouveau drame des familles, c’est que chacun est seul devant son téléphone.» Le partage contre la crise d’adolescence 2.0, voilà la recette de Michaël Stora pour des relations familiales harmonieuses…