Autour de la journée des droits des femmes à Villiers

Du 1er au 13 mars

Des sorties, des expositions, des rencontres, des échanges et bien plus (même des héroïnes et du karting) à découvrir un peu partout à Villiers

 

Retrouvez, à la suite de ce programme, toutes les photos des animations de cette semaine spéciale Journée de Lutte pour les Droits des Femmes.


Le programme 2018 réservé à tou(te)s

Infos / Contact : Mme Suzy DA COSTA, Chargée de Développement Local pour la Ville de Villiers-le-Bel au 06 70 32 28 27

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Du 1er au 13 mars - Maison Jacques Brel

Exposition commentée sur les Héroïnes dans la BD : tout public
- 1er et 2 mars de 14h à 17h
- 8 mars de 10h à 12h et de 14h à 17h 2018

(lire ci-dessous)

A partir du 7 mars

Exposition de Portraits de Femmes célèbres de l’histoire de Mustapha Boutadjine, à la Maison de quartier Camille Claudel. (lire ci-dessous)

Mercredi 7

14h : Initiation-découverte des sports mécaniques et plus précisément du karting au speed park, ouverte uniquement aux femmes, (inscriptions et rendez-vous à la Maison de quartier Salvador Allende)

14h30 : Maison de Quartier Camille Claudel, Projection du film La source des femmes de Radu Mihaileanu suivie d’un goûter

Jeudi 8 mars - Maison Jacques Brel

18h, Maison Jacques Brel : Théâtre-forum sur les inégalités femmes hommes (à la maison, au travail, dans la rue) et échanges autour d’un pot convivial.

Samedi 10 mars - Maison de Quartier Camille Claudel

16h30 : Vernissage de l’exposition de Mustapha Boutadjine en présence de l’artiste
17h : Discours de clôture des journées pour les droits des femmes
17h30 : Projection du court métrage Je t’aime à la folie de Gilbert Glogowski relatif aux violences conjugales en présence du réalisateur, suivie d’un débat "Violences faites aux femmes – Prévenir et soutenir"
18h 30 : Pot convivial



Femmes du Louvre

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Dans le cadre de cette programmation spéciale, un groupe de la maison de quartier Camille-Claudel a visité l'exposition “Drôles de dames”, lundi 5 mars.


L'exposition reprend un sélection de chefs d'œuvre du musée, représentant des femmes : personnages mythologiques ou historiques, déesses, etc.



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Des Héroïnes contre des clichés

L’exposition Héroïnes sera visible le 8 mars par le grand public. Mais depuis quelques jours, des classes de 4e et de 3e des divers collèges de la ville ont pu découvrir cette carte blanche offerte à divers auteurs de bande-dessinée. Leur objectif : féminiser les héros de bande-dessinée.


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Alors, bien sûr, on pourrait se poser la question de l’intérêt de transformer Tintin en Tintine, Corto Maltèse en Coco Maltèse ou Lucky Luke en Lucy Luke… Mais en entendant ces 4e de Saint-Exupéry, on ne se pose plus la question : «Les femmes ne peuvent pas être des héros parce qu’elles sont moins fortes, c’est tout», assène tranquillement Rayan, sans même réfléchir au physique de “crevette” de Tintin. En matière d’égalité femmes-hommes, il y a des mentalités à faire évoluer, même chez les plus jeunes.

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C’est tout l’enjeu de la programmation lancée par la Ville cette semaine, et tout l’enjeu de cette exposition, Héroïnes, visible à la Maison Jacques-Brel. Montrer à tous que les héros de BD seraient tout aussi forts en héroïnes. Ou tout aussi intelligents. Ou tout aussi indépendants. Bref, qu’homme et femme sont égaux.

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Pour les classes, chaque visite est suivie d’un petit débat, animé par Nadège Renet-Binkina, responsable du Service Prévention et Médiation et coordinatrice du CLSPD. L’idée : mettre les ados devant leurs contradictions. Et de fait, le débat qui suit la visite, et qui se fonde sur un questionnaire rempli par les collégiens, montre vite que tout n’est pas si logique. «La place des femmes est à la cuisine», pensent ainsi savoir une partie des adolescents. Sauf que la plupart des grands chefs sont… des hommes. Comment ont-ils donc pu apprendre à cuisiner ? Et si pour certains, la femme doit effectuer les tâches ménagères, un simple petit sondage rapide montre que pas mal de papas d’élèves s’impliquent également pour nettoyer.

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Finalement, même Rayan “l’apprenti macho” doit l’avouer : «Quand on voit une femme, on a des préjugés.» Eh oui, préjugés et clichés ont la vie dure, et les adolescents s’en rendent compte, au fur et à mesure des questions. Pour l’autre Rayan de la classe, par exemple, «ce n’est pas normal que tous les postes à responsabilité soient occupés par des hommes.» D’ailleurs, entre Hubertine Auclert, Malala Yousafzai, Rosa Parks ou Simone Veil, les collégiens sont capables de citer bon nombre de “vraies” héroïnes.

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Le mot de la fin, c’est finalement Elvira qui l’a donné à tous ces petits camarades. «Bien sûr que oui, on est égaux. On est la même chose. On est né de la même manière. On est tous des êtres humains. Donc on est pareil !» Et toc !»


Femmes de combat

C'est un pan de l'histoire de France et de l'Algérie qu'a ressuscité le peintre Mustapha Boutadjin, dans son exposition “Femmes d'Alger”. Une vingtaine de femmes, jeunes ou vieilles, brunes, blondes, de toutes les origines, de toutes les religions, qui ont toutes eu un point commun : elle se sont battues, dans les années 1950 à 1960, pour l'indépendance de l'Algérie.
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Moudjahidates, avocate, membre du gouvernement... De Germaine Thillon à Djamila Boupacha, d'Annie Steiner à Bayer El Kahler, de Hassiba Benbouat à Raymonde Peschard... Ces figures féminines et féministes, Mustapha Boutadjin a décidé de les honorer à travers des portraits magnifiques, entièrement réalisés en collage, à partir de magazines féminins ou de publicités.
Ces portraits sont à découvrir jusqu'au 10 mars, dans le hall de la maison de quartier Camille-Claudel, en entrée libre.

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La lutte pour les droits des femmes rassemble


C’était le point d’orgue de la semaine de mobilisation autour des Droits des femmes. Samedi 10 mars, à la maison de quartier Camille-Claudel, le vernissage de l'exposition “Femmes d'Alger” et la projection du court métrage “je t'aime à la folie” ont rassemblé les militants du droit des femmes.


C’est une lutte et une mobilisation de tous les instants. Pas seulement sur une journée, ni même sur une semaine, mais toute l’année. Mais, puisque, néanmoins, il faut une date “butoir”, c’est celle du 8 mars qui a été choisie.  A Villiers-le-Bel, la “Journée internationale de lutte pour les droits des femmes” s’est prolongée en une semaine. Point d’orgue de cette semaine de lutte, débat, conférence, projection, animation : la journée du samedi 10 mars.

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C’est à la maison de quartier Camille-Claudel qu’a eu lieu cette journée de clôture, samedi 10 mars (qui n’en est pas tout à fait une, puisque la Maison de quartier Salvador-Allende accueille une projection débat autour du film Foxfire, mercredi 14 mars, à partir de 14 h). A cette occasion, l’artiste Mustapha Boutadjin était présent pour le vernissage de la jolie exposition “Femmes d’Alger” (lire ci-dessus). Lui aussi a tenu à rappeler que «le 8 mars est une date symbolique. Mais il faudrait lutter tous les jours de l’année.»

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Reste que Villiers peut se féliciter de cette semaine autour des Droits des femmes, menée par Djida Techtach, référente élue à la mission égalité Femme-Homme, et Suzy Da Costa, qui a imaginé toute cette programmation «sur cette semaine de qualité, a tenu à souligner Jean-Louis-Marsac, le maire. Notre ville est mobilisée depuis longtemps sur cette question, suite à des affaires tragiques. On agit, mais on n’agit pas seul. Nous avons à notre côté des associations, Dialogue de femmes et Du côté des femmes (dont la présidente était présente, samedi, ndlr), l’Etat. Ce qui fait la différence à Villiers, c’est la qualité des partenariats menés (comme par exemple, autour de cette campagne de communication contre les violences faites aux femmes) et l’accessibilité des interlocuteurs.»

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Et même si le maire s’est gentiment fait tancée par Michèle Berthy, 2e vice-présidente du conseil départemental du Val d’Oise, déléguée à l’Enfance, à la Famille et à l’Egalité Femmes-hommes («On dit égalité Femmes-hommes, pas égalité Hommes-Femmes, monsieur le maire ! Il va falloir changer votre discours !»), le travail mené à Villiers-le-Bel a été unanimement salué : «Bravo pour cette mobilisation. Il est important d’éduquer, que les mentalités changent !»

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Voilà pourquoi cette semaine s’est clôturée sur la projection du court-métrage “Je t’aime à la folie (Mad love)”, réalisé par Gilbert Glogowski, qui était présent également samedi. Il a animé le débat post-projection de ce court-métrage, qui reprend les thèmes de la violence, de l’emprise psychologique, mais aussi de la passivité, parfois, de l’entourage.

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