![]()
© Ville de Villiers-le-bel
Le 9 janvier, Didier Vaillant a présenté ses vœux aux Beauvillésois pour l’année 2010.
Il a souhaité à tous « santé, bonheur, réussite et surtout optimisme. Cet optimisme qui fait soulever les montagnes ! »
Dans son discours, dont nous vous proposons des extraits, le Maire de Villiers-le-Bel a énuméré les domaines prioritaires de l’action municipale pour l’année qui commence.
Didier Vaillant s’est également exprimé sur deux thèmes vitaux pour le devenir de notre ville mais aussi de l’Est du département : la réforme des collectivités locales voulues par le Gouvernement et la solidarité entre les communes.

L'équipe municipale
Un développement indispensable pour répondre à la crise économique, pour réhabiliter la banlieue, et pour mettre fin aux injustices infligées à notre commune et aux communes de l’Est du Val d’Oise depuis de trop nombreuses années. C’est sur ces différents fronts que nous allons agir en 2010. Cette année sera essentielle pour le futur de Villiers-le-bel et de l’Est du département (…)

Des enfants de l'école Paul Langevin 1 et les principales des collèges Martin Luther King et St Exupéry sont félicités par le Maire, l'Adjoint aux Travaux et des parlementaires pour leurs actions "écologiques"
L’année 2010 verra se réaliser à Villiers-le-bel des investissements et des travaux d’une ampleur exceptionnelle dans trois domaines prioritaires pour les Beauvillésois : l’éducation, l’habitat et le logement, le développement économique.
D’abord l’éducation : cette année seront lancés les travaux de construction de deux groupes scolaires, Jean-Jaurès et Gérard Philipe, aux Carreaux et de l’école maternelle Louis Jouvet au Village. Même au plus fort de la construction des grands ensembles, il ne s’est pas trouvé une année où trois groupes scolaires neufs étaient en construction simultanément.
Cela a été rendu possible parce que nous nous sommes battus auprès de nos partenaires : l’Etat, l’agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), la Région et le Département, afin d’obtenir suffisamment d’aides financières pour rendre ces opérations supportables pour les finances communales. Je les remercie de ce soutien.
Ensuite, l’habitat et le logement. Le programme de rénovation urbaine du quartier des Carreaux est bien engagé et celui de la Cerisaie démarrera cette année. Au total, c’est un Beauvillésois sur quatre qui va voir ses conditions de vie dans son logement et dans son quartier s’améliorer très sensiblement.
Enfin, le développement économique et l’emploi. Dans les prochains jours vont commencer les travaux d’extension de la zone d’activité économique des Tissonvilliers. C’est un doublement de la zone d’activité actuelle qui va être réalisé par Val de France.
Education, habitat, emploi, trois domaines où les attentes des Beauvillésois sont fortes. Trois domaines dans lesquels nous agissons. Mais je le disais au début de mon discours, le progrès à Villiers-le-bel repose aussi sur le développement de l’Est du Val d’Oise et sur la solidarité et le travail en commun entre toutes les collectivités : les Communes, les Intercommunalités, le Département, la Région et l’Etat.
Vous le savez, l’Etat a engagé une réforme des collectivités territoriales. Revendiquée comme une rationalisation des compétences des collectivités locales, cette réforme inquiète les élus plus qu’elle ne les enthousiasme, et cela au-delà des clivages politiques.
Tous les maires, tous les présidents de conseil généraux ou de conseils régionaux font le constat de compétences transférées de l’Etat vers les collectivités locales qui génèrent des dépenses nouvelles dues à une insuffisante compensation par l’Etat.
Tous nous pouvons citer des mesures décidées par l’Etat qui ne s’appliquent sur le terrain que si les collectivités locales mettent « la main à la poche ». Un exemple : nous nous sommes battus pendant 10 ans pour obtenir la construction de notre commissariat, cela n’a été possible que parce que la Ville a fait don du terrain et que la Région Ile-de-France a financé une partie de la construction. Et oui, pour que l’Etat puisse construire un immeuble pour accueillir ses services, il a fallu que la Ville et la Région le subventionnent !
Comment voulez-vous que les Maires ne soient pas méfiants à l’égard de projets de loi qui visent à supprimer un impôt local (la taxe professionnelle) sans aucune garantie sur l’évolution et la maîtrise des recettes des collectivités locales qu’ils dirigent ?
Comment voulez-vous que les présidents de conseils généraux et régionaux ne s’inquiètent pas d’un projet flou et sans chiffrage sur les conséquences d’une nouvelle répartition de leurs compétences ?
Comment voulez-vous que les élus locaux ne s’inquiètent pas de ce discours démagogique du gouvernement qui prône la baisse des impôts et oblige les collectivités locales à augmenter les leurs pour faire face aux charges qu’il leur transfère ?
Enfin comment voulez-vous que je ne m’inquiète pas de cette disposition qui spécialiserait le Département et la Région, les empêchant à l’avenir de subventionner des projets ne relevant pas de leurs compétences.
Dans de telles conditions, sans aide extérieure pour financer nos investissements, aucun des projets que j’ai évoqués, il y a un instant, n’aurait été possible.
Là est la grande faille du projet gouvernemental : il veut réformer une partie des finances locales mais reste muet sur l’enjeu principal d’une telle réforme : la solidarité entre collectivités riches et collectivités pauvres.
Qu’en est-il de la réforme de la dotation de solidarité urbaine ?
Où est le plan Marshall pour la banlieue ?
Au lieu de répondre à ces questions, on veut supprimer la seule solidarité qui fonctionne vraiment, celle que les collectivités locales entretiennent entre elles. A quelques jours de la poursuite du débat au Parlement sur la réforme des collectivités territoriales, je voudrais rappeler que les collectivités locales représentent 70 % de dépenses d’investissement public en France. Et ces investissements, ce sont des emplois. Priver les collectivités locales de moyens, c’est les conduire un jour à renoncer à ce qui fait le lien social dans les communes : la culture, le sport, l’action sociale, l’insertion. Ne s’occuper que des écoles, des trottoirs et du cimetière, cela peut se concevoir dans un village de 200 habitants, mais pas dans une ville.
Lorsque le sentiment d’abandon sera à son comble, que fera-t-on ?
L’Etat est garant de la cohésion nationale et les collectivités locales en sont les principaux acteurs. Bien sûr le service public doit s’adapter mais aucune réforme de l’action publique ne peut se faire sans la participation des collectivités locales.

Discours de Didier VAILLANT aux Beauvillésois - 9 janvier 2010
Il faut donc maintenir les solidarités possibles entre les régions, les départements et les communes. Mais les communes doivent aussi renforcer les solidarités entre elles et, il faut avoir l’honnêteté de le dire, l’Est du Val d’Oise a encore des progrès à faire en matière d’intercommunalité. Si des regroupements font du bon travail tel le SIGIDURS en matière de traitement et d’élimination des déchets, le SIAH pour l’assainissement, le SIEVO pour l’aménagement, il y a aussi des secteurs d’activités où les intérêts de chacun ont prévalu sur l’intérêt général.
Les communes de banlieue ont payé un lourd tribut au développement de l’Ile-de-France. Villiers-le-Bel, comme Sarcelles, en est un symbole :
- des grands ensembles construits rapidement,
- une absence de services publics,
- pas d’infrastructures de transport autres que le RER D,
- une zone d’activité économique trop petite.
Nous n’avons pas profité du développement pour deux raisons :
Premièrement, nous avions toutes les contraintes : une emprise d’autoroute qui coupe nos villes en deux, emprise elle-même occupée par des pylônes supportant des lignes électriques haute tension qui alimentent Paris, à laquelle s’ajoutent des conduites de gaz rendant le sol inconstructible et une vaste zone impactée par le bruit des avions décollant et atterrissant de Roissy.
Nous sommes ici ceux qui fournissent la vie à Paris : son électricité, son gaz, ses touristes et ses hommes d’affaires. Et qu’avons-nous en retour ?
Deuxièmement, notre sort a laissé indifférents les gouvernements successifs et leurs administrations. Nous n’étions pas prioritaires.
Aujourd’hui encore, le projet de Grand Paris présenté par le Gouvernement évite soigneusement l’Est du Val d’Oise. C’est une véritable provocation, un mépris pour nous. On oublie encore une fois les 200 000 personnes qui vivent dans l’Est du département : des citoyens avec peu de moyens qui pour aller à Roissy sans voiture doivent passer par Paris et qui vivent dans des communes insuffisamment équipées et pauvres.
Les choses doivent changer. D’ailleurs, peu à peu, elles commencent à changer sur le terrain. Des liens se tissent entre communes du sud et du nord de l’Est du Val d’Oise (…)
Nous avons arrêté de nous montrer du doigt : les riches, les pauvres, les grands, les petits, nous partageons les mêmes ambitions pour notre territoire : le développement de l’Est du Val d’Oise et le bien-être de nos concitoyens.
Nous avons conscience que nous n’avons d’avenir que collectif et qu’il nous appartient de mettre en commun le meilleur pour lutter contre le pire.
Nous agissons en prenant des positions communes, sur les projets d’infrastructures de transport : le refus du projet de liaison Creil-Roissy, la réalisation du barreau ferroviaire de Gonesse et demain je l’espère des propositions communes dans le cadre du Grand Paris (…)
(…) 2010 sera une année essentielle pour l’avenir de chacun d’entre nous, pour notre avenir commun. Vous savez pouvoir compter sur moi pour respecter les spécificités de chacun et agir sans relâche pour que nous continuions à travailler ensemble pour bâtir l’avenir de l’Est du Val d’Oise.
A l’heure des décisions pour l’aménagement du Grand Paris, à l’heure où le gouvernement fixe au plus tard à fin 2013 l’échéance des regroupements en nature d’intercommunalité, nous avons notre destin en main. Sachons nous organiser pour faire entendre notre voix. Agissons en équipe pour améliorer les conditions de vie de nos concitoyens.