L’énergie mondiale produite provient pour :
- 35% du pétrole,
- 25% du charbon,
- 20% du gaz,
- 10% du bois,
Et 5% chacun, en gros, pour le nucléaire et l’hydroélectricité.
Les autres sources restent actuellement marginales :
- 0,5% pour la géothermie,
- 0,1 à 0,3% (selon la manière de compter) pour les agro carburants (biocarburant est impropre),
- 0,07% environ pour l’éolien et à peu prés 10 fois moins pour le photovoltaïque.
Nos sources d’énergie sont donc pour l’essentiel d’origine fossile (plus de 85%).
Les spécialistes s’accordent à dire que d’ici 4 ou 5 ans le pétrole ne va plus pouvoir être produit en quantité croissante. Ce qui aura comme incidence une hausse de son prix et en conséquence celle de l’énergie.
Si en une cinquantaine d’année, de 1950 à 2008, la production de pétrole a été multipliée par 9, elle est partie pour s’inverser, c’est inéluctable.
Parmi les professionnels du pétrole, les plus pessimistes prévoient un plafonnement de la production mondiale aux environs de 85 millions de barils par jour en 2012, c’est à peu prés la production actuelle, les plus optimistes à 95 millions d’ici à 2015.
Y aura-t-il encore du pétrole en 2200, peut être, mais si peu !
En effet, dés lors qu’il y a un stock donné, la production après être passée par une croissance ne peut que passer par un maximum et décroître ensuite.
Ce phénomène n’est pas limité à l’énergie d’origine fossile et s’applique à bien d’autres matières premières : les phosphates, l’or, les diamants, le platine, le cobalt, le zinc, etc.
Ce serait un leurre de croire que les découvertes futures pourraient permettre une production indéfiniment croissante de ces matières car leurs réserves restent insuffisantes. Actuellement personne n’a la solution.
De plus la consommation d’énergie fossile génère, depuis quelques dizaines d’années, une quantité énorme de CO2, dont on sait qu’elle participe au réchauffement climatique.
Ne vivons nous pas actuellement le calme avant la tempête ?
Source : « c’est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde) de J-M Jancovici et A. Grandjean.