Soul women

En première partie du concert de Nina Attal

La chorale jazz féminine du conservatoire prépare activement son grand concert du 29 avril. La quinzaine de membres, menée par Elsa Landower, sera en première partie du concert de Nina Attal, à l’espace Marcel-Pagnol. Un grand défi pour ces chanteuses amatrices.

Ce mercredi soir, on les entend rire. Elles plaisantent, elles plaisantent, mais, mine de rien, le stress commence à les gagner. Il faut dire que les chanteuses de la chorale féminine de jazz du Conservatoire vont vivre à la fin du mois une expérience extraordinaire : leur première “grande” scène. A l’initiative du service Culturel de la Ville, qui les associe régulièrement à la saison culturelle, elles feront la première partie de Nina Attal, le 29 avril, à 20 h 30, sur la scène de l’espace Marcel-Pagnol.

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Menées par Elsa Landower, professeur de chant au Conservatoire, les choristes répètent un répertoire plutôt soul : Otis Redding, Ben l’Oncle Soul, Nougaro… «Jusqu’à présent, nous avions chanté un titre ou deux dans l’église, à l’occasion de petits concerts. Mais ce sera notre première grande scène et la première fois que nous nous adaptons au répertoire du chanteur (la chanteuse Nina Attal met en valeur un univers à la croisée entre le blues, la soul et le funk - ndlr), sourit Elsa Landower. Cela leur a demandé beaucoup d’investissement et de pression !»

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Mercredi soir, répétition générale au premier étage du Conservatoire. Ça plaisante, ça rigole, mais les chanteuses ont aussi beaucoup travaillé. Ça s’entend. Ne reste qu’à régler quelques détails. «Vous devez être plus pétillantes ! Plus lumineuses !, leur indique Elsa Landower. A cet endroit, par contre, faites comme si vous chuchotiez un secret.»

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«Depuis quelques séances, on commence à travailler la mise en scène. Elles ont mis les bouchées doubles !» D’ailleurs, ce mercredi-là, les choristes reçoivent également la visite de Pascal Brun, directeur du Conservatoire, venu vérifier les prestations de ses protégées.

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Alors elles bossent. Et répètent inlassablement “(Sittin’ on) The dock of the Bay” d’Otis Redding : «De loin, notre morceau le plus ambitieux. Elles se sont démenées pour en arriver là.» Le résultat est une harmonie subtile à quatre tessitures, qu’on vous invite à écouter ici… Quant au reste, il faudra attendre quelques jours. Et assister au concert, le 29 avril, espace Marcel-Pagnol !