Les dépôts sauvages : l’incivilité au quotidien

Le ramassage et le traitement des dépôts sauvages coûtent chaque année en moyenne 740 000 € à Val de France et à ses
habitants qui paient la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères. Pour lutter contre ce fléau, la communauté d’agglomération a déployé un important dispositif.

  • Un article paru dans le Magazine de la Communauté d'Agglomération Val de France daté de juillet 2013.

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Cinq jours par semaine, dix personnes (auxquelles il faut adjoindre trois agents administratifs), réparties en trois équipes, interviennent sur le terrain pour nettoyer nos rues et nos espaces naturels des déchets en tous genres jetés par des personnes au sens civique peu développé.

Pour accomplir leur travail, elles disposent de camionnettes, d’un camion grue (prochainement de deux) et d’un tractopelle. Pendant une après-midi de ce printemps 2013, l'équipe du magazine de Val de France a accompagné l’une des équipes d’intervention.

“Ils ne s’embêtent pas plus”

dechet2002Il est 13 h 30, sous la pluie si fréquente ce printemps. L’équipe quitte le centre technique intercommunal. Direction : un des « vieux villages » de notre territoire. L’objet du délit : un vieux canapé abandonné sur un trottoir, gênant le passage des piétons, notamment de ceux à mobilité réduite comme les personnes âgées, handicapées ou poussant un landau. « Les vieux meubles, les planches, les déchets de travaux figurent parmi les plus importants dépôts sauvages.

On les trouve généralement en début de semaine. Les gens installent leur nouveau mobilier pendant le week-end. C’est aussi le moment où ils font des travaux chez eux.

Ceux qui ne veulent pas attendre la date de ramassage des encombrants ou qui ne veulent pas salir leurs voitures pour emporter leurs déchets à la déchèterie les déposent sur un bout de trottoir ou de pelouse. Ils ne s’embêtent pas plus », nous explique l’un des responsables des équipes de ramassage de Val de France.

« Des personnes qui habitent en immeuble nous disent qu’elles n’ont pas de place pour stocker leurs déchets. Pourtant, dans la plupart des immeubles il y a des logettes prévues à cet effet. Et puis, vous savez, il y a des gens qui ont des jardins et qui sortent quand même leurs déchets n’importe quand », poursuit-il.

“Il y a des gens qui les sortent n’importe quand”

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L’équipe d’intervention a fini de ramasser les divers éléments du canapé. Nous nous dirigeons vers un quartier pavillonnaire où a été signalé un tas de grandes branches. Le tas fait plus d’un mètre de haut. Les branches épaisses et longues proviennent de thuyas. Le responsable de leur coupe, ignorant ou faisant semblant d’ignorer la réglementation qui stipule que ne sont ramassés que les branchages liés en fagots d’un mètre, les a déposés sur la voie publique.

Au vu de la taille et du poids du tas de branches, l’équipe ne peut pas intervenir et appelle le camion grue. Le responsable de l’équipe nous signale que les déchets verts forment une autre part importante des dépôts sauvages.

« Il y a des gens qui les sortent n’importe quand, sans attendre la tournée de ramassage. Quand on leur signale qu’ils doivent les rentrer en attendant la tournée, certains nous répondent qu’ils paient des impôts et que donc ils font ce qu’ils veulent. Il y a aussi ceux qui jettent dans les sacs prévus pour les déchets verts d’autres types de déchets : ordures ménagères, vaisselle, jouets cassés… ».

Des déchets vraiment spéciaux

dechets200La troisième intervention de l’après-midi se déroule sur un chemin longeant une forêt. Cette fois-ci nous tombons sur un amas hétéroclite de déchets : vêtements, cassettes vidéo, sacs poubelles… et  plusieurs kilos de viande avariée qui dégagent une odeur de putréfaction. Dégoûtés, les agents s’attaquent au tas avec une pelle et une fourche. « Il y a des gens qui sont vraiment sales, ils pourraient mettre ça dans une poubelle. Ce genre de déchets attirent les animaux nuisibles comme les rats. Mais au moins on n’est pas tombé sur un cadavre entier d’animal comme cela est déjà arrivé », nous dit l’un d’entre-eux.

Parfois les équipes d’intervention passent plusieurs jours pour nettoyer un seul lieu. Il y a quelques mois, il a fallu toute une semaine et plusieurs véhicules pour débarrasser un chemin de campagne de toutes les ordures qui y avaient été jetées.

Parfois les agents tombent sur des déchets dangereux comme du verre cassé, des seringues ou des plaques d’amiante. Dans ce dernier cas par exemple, il faut faire intervenir une société extérieure spécialisée. Une intervention au coût élevé. L’après-midi s’est poursuivie au rythme des interventions. Ici, un téléviseur hors d’usage, là un matelas (un objet qui revient fréquemment) ou encore des plaques de de plâtre.

Le dépôt sauvage est un délit

dechets2003Les dépôts sauvages, y compris à l’entrée des déchèteries, tombent sous le coup de la Loi. Outre les frais relatifs à l’élimination des déchets, les contrevenants s’exposent à des amendes dont le montant varie de 150 à 1500 €, selon l’importance et la nature des déchets. En cas de récidive, le montant de l’amende est de 3 000 €. Si le délit a été commis avec l’aide d’un véhicule, ce véhicule peut être saisi. Si le délit porte atteinte à l’environnement (protection des eaux, de la faune), son responsable encourt une amende de plusieurs dizaines de milliers d’euros et une peine de prison.

Utilisez gratuitement les déchèteries

Si vous ne pouvez pas attendre une prochaine collecte de déchets, sachez que vous pouvez utiliser gratuitement les services des déchèteries du Sigidurs. Ces déchèteries reçoivent de nombreux types de déchets : cartons, objets, mobilier, végétaux, encombrants, gravats, bois, lampes, déchets d’équipement électriques et électroniques, déchets diffus spécifiques, piles et accumulateurs, huiles moteurs, huile végétale, verres, papiers, textiles, pneumatiques… Par contre les déchèteries ne reçoivent pas les ordures ménagères, les cadavres d’animaux, les carcasses de voiture, l’amiante, les déchets présentant un risque explosif ou radioactif.

Trois déchèteries fonctionnent près de chez nous :

  • DÉCHÈTERIE DE GONESSE - 17 rue Gay Lussac
  • DÉCHÈTERIE DE SARCELLES - rue des Cultivateurs
  • DÉCHÈTERIE DE BOUQUEVAL - route d’Ecouen

Pour toutes informations :
Sur le site internet du Sigidurs : www.sigidurs.fr
Par téléphone : N° Vert : 0 800 735 736

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Pour tout savoir sur les jours de collecte, le tri, les bacs, les sacs à Val de France : N° Vert : 0 800 321 231